Suivi des projets financés

Les administrateurs AMRO France-HHT suivent les projets que l’association finance.
Conformément au cahier des charges adressé aux porteurs des 3 projets qui ont fait l’objet d’une participation financière en 2014 pour la période 2014-2016, l’association a demandé un point d’avancement intermédiaire en octobre 2015.
Ces rapports intermédiaires sont parvenus en octobre – novembre 2015.

Le Pr Henri PLAUCHU, ancien responsable du Centre National de Référence de Lyon et conseiller scientifique bénévole de l’association, les a analysés et a rendu un avis positif sur l’évolution des études.
Vous trouverez ci-dessous les analyses relatives à ces 3 projets pour lesquelles AMRO France-HHT a financièrement participé.

Projet 1 « Thalidomide et dérivés dans le traitement des saignements associés à la maladie de Rendu-Osler » : Collège de France (Dr F.Lebrin) ; Financement AMRO France-HHT en 2014 : 30.000 €
Le Dr Lebrin a remis, en novembre 2015, à AMRO France-HHT le rapport d’avancement de ses travaux. La plupart des données étant confidentielles, le Dr Lebrin ne souhaite pas qu’il soit publié. Néanmoins, le Dr Lebrin produira un résumé tout public que nous publierons sur notre site dès réception.

Vous trouverez ci-dessous l’analyse synthétique que le Pr Plauchu a rédigée au vu du rapport intermédiaire :
L’équipe de F.LEBRIN, intéressée par la réputation anti-angiogénique de la thalidomide, s’attache à trouver le mécanisme d’action de ce médicament dans la mRO. Il agit sur un autre type de cellules vasculaires : les cellules « murales » qui forment l’extérieur de la paroi des vaisseaux. Les cellules vasculaires « endothéliales » tapissent l’intérieur des vaisseaux et ces deux types de cellules vasculaires communiquent fortement entre elles. Pour prouver l’intérêt de la thalidomide (malgré sa double toxicité, embryologique et neurologique), dans la mRO, F. LEBRIN cherche dans les deux types de cellules vasculaires de rétine et de trachée de souris malades de RO, quels sont les gènes de maturation vasculaire régulés par la thalidomide.

Projet 2  » Étude des mutations faux-sens présentes dans le domaine extracellulaire d’ALK1 et d’endogline » : implication sur l’activation de la voie de signalisation et stratégie d’activation par utilisation de peptides mimétiques » : INSERM CEA Grenoble (Dr S.Bailly) ; Financement AMRO France-HHT : 10.000 € en 2014 + et 10.000 € en 2015

Vous trouverez ci-dessous l’analyse synthétique que le Pr Plauchu a rédigée au vu du rapport intermédiaire :
L’équipe de S.BAILLY introduit, dans des cultures de cellules humaines, des mutations familiales obtenues par «mutagénèse dirigée». On peut alors voir, avec chacune des mutations de malades ainsi testées «in vivo», par quel mécanisme la voie de l’angiogénèse (ici le récepteur ALK1 testé) est bloquée. Les résultats préliminaires montrent que deux ou trois mécanismes interviennent. La deuxième partie ouvre la voie sur une méthode thérapeutique originale à étudier, la correction d’activité par un peptide (protéine courte qui peut-être synthétisée).

Projet 3 « Étude des anomalies d’épissage induites par des mutations neutres, faux sens ou introniques »: Dr A. Kitzis CHU Poitiers ; Financement AMRO France-HHT : 5.000 € en 2014

Vous trouverez ci-dessous l’analyse synthétique que le Pr Plauchu a rédigée au vu du rapport intermédiaire :
Pour qu’une mutation trouvée chez un patient RO puisse-t-être utilisée pour confirmer ou dépister le RO dans cette famille-là, il faut vérifier (dans environ 6% des résultats) qu’elle est bien responsable de la maladie. Cela peut être testé dans des cellules humaines en culture chez qui on peut introduire par «manipulation» la mutation familiale. On peut alors voir si la voie de l’angiogénèse (ici le gène ALK1) est bloquée : on dit alors que la mutation est «pathogène» (qui engendre la maladie).
Cette recherche, financée par l’AMRO, a été publiée ce qui atteste de son achèvement et de sa fiabilité.